J'ai autant peur d'écrire cet article que j'en ai envie et besoin. Parce que quand tu frôles ta propre fin, se relever est difficile, surtout quand personne ne t'a vue chuter. Parce que même proche de la fin, je me suis efforcée de donner le change. Certains diront que je suis forte. Je suis surtout trop fière pour dire "Je n'y arrive plus" et le dire au seul qui partage ma vie n'était pas une option. Il était déjà l'unique raison de me battre.


Alors voilà, 2025. Je ne suis pas morte. Ni par capitulation de mon corps, ni par choix. Et, après des années, je crois avoir fait le deuil de celle que j'étais. De l'innocence d'une personne qui n'a pas vu son avenir compromis. Des envies, ambitions de celle qui pense avoir le temps. L'énergie. Je connais trop bien les limites de ce nouveau moi. Physique et mental. J'essaie de cohabiter avec cette sensibilité exacerbée, moi qui n'en avais aucune. J'essaie de reprendre des projets, des envies d'avant, de les adapter à ce que je suis maintenant.

Je ne suis plus en colère. Je sais juste qui aurait pleuré et qui aurait craché sur mon cadavre. Et je ne l'oublierai jamais. Vous me saviez malade. Et vous avez été incapables de ranger votre ego, vous réglerez ça avec votre propre conscience le temps venu.


Écrire ces lignes, c'est aussi admettre un énorme tas de faiblesses que je cache depuis des années. Et c'est inconfortable, mais libérateur. Apprendre à faire ce qui me fait du bien. Peu importe l'avis des autres. Écrire m’a toujours sauvée, c'est mon allié depuis l'enfance. J'ai aussi mis mon ego de côté et repris contact avec les personnes importantes, vous savez, ces petits conflits qu'on laisse pourrir par bêtise. D'autres étaient impardonnables pour la moi d'avant en tout cas, mais aujourd'hui j'ai compris qu'on pouvait pardonner sans oublier. Et ça apporte la paix, tout en se protégeant, en gardant ses distances. Le relationnel est délicat, mais sur ça, je lâche prise. Autant que possible.

En cinq ans de COVID long, j'ai eu deux ans de déni, minimisation de mon propre corps, de mes douleurs. Et puis tu réalises, avec violence, que c'est fini. La troisième et quatrième année, c'était très sombre. Je me souviens des phrases que j'avais en tête en soufflant les bougies de mon 30ᵉ anniversaire. Terrible contraste entre ma réalité intérieure et les chants et sourires de mes proches. C'est malsain de cacher autant ses démons derrière un sourire. J'essaie de changer ça aussi. Et enfin, cette cinquième année. Celle de l'acceptation. Du début de ma reconstruction. Tout n'est pas encore parfait, réparé, mais j'y travaille. J'ai même arrêté la cigarette, ça peut paraître anecdotique, mais il n'en est rien. J'avais gardé cette habitude comme une béquille émotionnelle, que je savais néfaste, mais comme je me savais foutue, ça n'avait pas d'importance. Idiote. Et au mois d'août, sans prévenir, j'ai acheté mon dernier tabac et écrasé avec dégoût ma dernière cigarette. Parce que j'ai eu envie de prendre soin de ma santé, en dépit de ce qui n'est plus réparable.

Le brouillard se dissipe et là-bas au loin ?

Des perspectives d'avenir.

Ah que coucou vous, aujourd'hui petit unboxing tant attendu (pour moi). On en parle depuis quelques temps avec mon association, je l'avais déjà vu et je voulais attendre... Mais Vevor avait une promo qui m'a fait perdre ma retenue... 😉



Avant de découvrir le contenu du colis, je tiens à souligner l'expédition ultra rapide ! J'ai passé commande le samedi après-midi, je recevais un message d'expédition le dimanche et il est arrivé chez moi le mardi ! Idéal pour les impatients, comme moi. 

Les premiers étages du colis sont les consommables, à savoir le matériel pour faire vos badges. (Arrières plastique et métal, films plastique...) Dans mon cas, il y avait quelques sacs puisque la machine propose trois tailles différentes : 25 mm, 32mm et 58mm. 




Le rangement par taille des consommables est une bénédiction vu que mon atelier dégueule de matériel. 

Et enfin, tout au fond du carton, la voilà ! 


Alors oui, elle est rose, surprenant venant de moi, vraiment. Mais elle est surtout compacte et légère ! C'est exactement ce que je voulais. Je vais pouvoir l'utiliser partout, devant une série, dans la salle, le salon... Bref, vous voyez l'idée.

Avec la machine, vous retrouvez trois cartons, avec les raques (je ne sais pas comment dire autrement) selon la taille voulue de badge. 



Et, évidemment, je me devais de faire quelques essais ! La bonne nouvelle c'est que Vevor fournit dans le colis un livre avec des impressions de différentes tailles pour ça ! 
Le petit bémol, c'est le manque d'explications, le livret n'est pas très détaillé et surtout : pas une seule ligne en Français.

Heureusement la machine est assez intuitive et j'avais regardé plusieurs vidéos avant réception. 



Dans la partie A, vous mettez la bombe métallique dans la rainure, votre image et le plastique. C'est bien droit, on pousse sous la presse, et on appuie ! 


 
Dans la partie B, vous insérez l'arrière de votre badge. En plastique ou métal, vérifiez bien le sens, afin d'avoir votre attache dans le bon sens pour le pressage final ! 



Je suis vraiment contente, la machine ne prend pas de place, elle est simple d'utilisation. Le plus difficile finalement, ça aura été la création de mes propres visuels aux bonnes dimensions pour une bonne impression ! Mais une fois cette étape réussie, quel plaisir de découvrir les badges en poussant légèrement le raque de la machine 💖



Je me laisse encore un peu de temps, d'utilisation pour avoir un avis sur la machine mais pour l'instant c'est positif ! 

Les premiers badges seront disponibles ce weekend sur mon marché, j'espère qu'ils plairont 🤞😻



Bonjour vous ! Je ne pensais pas écrire sur un tel sujet et j'espère réussir à me faire comprendre, car en tombant sur un article de Libération il y a quelques jours je me suis renseignée sur cette femme, mise en prison pour un tee-shirt. (Rien que cette phrase est improbable). J'ai enchaîné les articles, vidéos sur cette femme, en réalisant plus que jamais la chance que j'avais d'être une Française, dans une société laïque. J'en ai toujours eu conscience mais face à la détermination de cette femme, aux injustices qu'elle dénonce sans relâche... La claque.



Betty (Ibtissame Lachgar) est une femme marocaine, qui milite pour les libertés individuelles, qui sont pour nous, la norme. Mais, dans un pays non laïque, religieux, le droit des femmes, des LGBTQ, des personnes non croyantes c'est nettement différent. Elle fonde avec Zineb El Rhazoui, en 2009, le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (M.A.L.I). De ce que j'ai pu lire, le premier "scandale" (comprenez par là, des actes militants évidemment) date de cette même année, à savoir : l'organisation d'un pique nique en plein mois de ramadan. Une action symbolique pour amener le sujet de la liberté de conscience, pour laquelle elles ont été arrêtées et interdites de quitter le territoire. En 2013, en protestation contre les arrestations d'adolescents qui s'embrassent (photo sur les réseaux sociaux), elles organisent un "Kiss-In", qui leur vaudra une plainte pour "incitation à la débauche".... Je ne vais pas faire son CV militant, il est trop long, mais elle incarne parfaitement ce que j'imagine quand je parle de désobéissance civile.

Et pourtant, son arrestation (pour un message sur un tee-shirt) ne remue pas grand monde chez nous. Je pensais qu'avec les différents articles de presse, des associations LGBTQ, féministes ou des politiques prendraient plus sa défense... Je sais que beaucoup gardent le silence et ferment les yeux sur le patriarcat et l'homophobie religieux, enfin non, ça dépend de la religion impliquée. Pourtant s'il y a bien un point commun entre les trois religions monothéistes, c'est quand il s'agit des femmes, des LGBTQ, mais personne n'ose trop le dire. 
Notre beau pays des droits de l'homme, laïque, est-il fébrile face à la pression religieuse

Notre pays entretient de bons rapports diplomatiques avec le Maroc, il va sans dire que si cette injustice était dénoncée par des politiques, des associations, cela aurait un impact sur le devenir de Betty. (Comme en 2014 avec Wafae Charaf, arrêtée et condamnée à 2 ans de prison pour avoir dénoncé son enlèvement et sa torture après une manifestation.) 


Les droits humains ne s’arrêtent pas aux frontières des pays. La culture, la religion ne doivent pas être des motifs valables de refus de dénoncer une injustice. Alors, nous toutes et tous, libres de nos choix, de nos corps, de nos croyances, nous devrions être AVEC Betty Lachgar. Nous avons cette chance d’être sur une terre laïque, pendant que d’autres taisent leur non-croyance, leur sexualité car criminalisées. Sans des personnes comme elle nous serions encore sous le dogme catholique. Très peu de pays sont laïques comme nous, alors pourquoi ne pas soutenir les personnes qui agissent pour les libertés de tous et toutes ? C’est cette question qui m’a fait réaliser que j’avais un endroit pour l’écrire, le droit de l’exprimer et le devoir pour ces personnes qui luttent, sans notre sécurité.

"Un droit non exercé est un droit perdu."

Avant son arrestation, Betty a mis ce statut dénonçant les menaces qu’elle a pu recevoir suite à cette photo. Et en regardant sur divers réseaux, effectivement, que des hommes avec des injures, des propos misogynes, homophobes, des menaces et surtout, des messages identifiant les autorités marocaines d’agir contre Betty. Au mieux ils lui souhaitent la prison, au pire ? La mort. C’est donc devant ce déferlement de haine pour une femme avec UN TEE-SHIRT, que j’ai appris ce qu’était "la Oumma", dynamique spirituelle et sociale pour faire front ici, à une femme "désobéissante".

Alors oui, j’ai le regard d’une femme libre, d’un pays laïque, mais cela ne rend pas moins grave ce qu’il se passe là-bas pour une femme athée, militante.(Elle coche toutes les cases de ce que nos associations défendent, non ?) Alors mon texte ne changera rien pour son sort, mais au vu de ses engagements je me devais de rendre hommage à sa force, à sa détermination face à des dogmes religieux qui écrasent les droits humains pour des livres poussiéreux.

Le front féministe international lance un rassemblement ce vendredi à 17h, sur Paris. Rejoignez les pour la libération de Betty ! Une pétition est également disponible par Les Amazones d'Avignon


 Bien le bonjour vous ! Si vous n'aimez pas les chats, passez votre chemin, car aujourd'hui c'est 100% félin ! Je suis retombée sur l'article du sauvetage de Boune, (que nous pensions mâle à l’époque, oupsi) et, vu que nous célébrons l’arrivée de Bébert dans la famille, je me suis dit : go écrire, ça te fera des souvenirs !

Il y a donc un an, une femme rentrait dans notre jardin, un peu hésitante. Elle pensait que nous étions une chatterie et, vu que nous avons des cadres grillagés à toutes nos fenêtres (même la porte d’entrée maintenant) avec un arbre à chat XXL devant la baie vitrée, elle était pas loin de la réalité… Une chatterie privée ! Elle nous explique alors qu’elle passe tous les soirs pour récupérer un chat qui s’est enfui de sa caisse de transport. C’est un chat qui traîne dans un chemin entre une zone d’herbe et une route, pas craintif, qui les suit et demande des caresses à chaque fois. Elle a voulu l’amener en clinique pour lire son tatouage, (quand vous trouvez un chat, vous pouvez l’amener chez un vétérinaire pour vérifier s’il est identifié et eux préviendront les propriétaires, le tout gratuitement !) mais Mr le Chat a détruit sa caisse de transport et depuis, il se planque dans un buisson, à quelques mètres de chez nous. Il se trouve que cette femme est bénévole à l’École du Chat Libre de Poitiers, association que je connais très bien et en qui j’ai entièrement confiance. Je les contacte de mon côté pour leur dire que, si jamais il sort et que j’arrive à le choper, je le mettrai en sécurité le temps qu’ils puissent le récupérer. Malheureusement, un soir j'ai entendu une bagarre de chat et il n'était plus dans son buisson pendant quelques jours... Jusqu’à ce qu’un soir, il refasse surface et, pour la première fois, presque devant notre portail.

Mon Monsieur sort, lui parle, et Mr le Chat se met à le suivre… Partout. Imaginez ma tête, moi qui rampe dans des vides sanitaires, grimpe sur des toits, passe des heures à trapper… Et les deux là, qui marchent ensemble, trop facile. (J'pete le seum, ouais) 
Nous l’installons un peu en urgence dans notre chambre d’ami, c’est le chaos, il dévore trois sachets de pâtées, patoune, ronronne, fait des bisous… Un peu déroutant, moi qui avais le plus souvent des chats sauvages ou très malades quand j’étais bénévole et FA. Dès le lendemain, après quelques difficultés, j’arrive à lire son tatouage et l’asso cherche de son côté ses propriétaires.

Tuto de la débrouille :
Quand le tatouage n'est pas très lisible, un petit coup de crème grasse type vaseline, une bonne lumière blanche et de la patience afin que les chiffres ressortent mieux.

J’envoie une photo et un petit mot rassurant à sa maîtresse : "Votre chat est en sécurité, je suis disponible même tard pour que vous puissiez venir le récupérer." Quelques minutes plus tard, elle me téléphone. En quelques secondes, je passe de heureuse à dépité. Elle ne se souvient pas de lui. Il a disparu depuis six ans, il avait à peine un an à l’époque. (J’écris en mode robot, parce que dès la première phrase, mon cerveau est passé en automatique : outrée. Celle-là, je ne l’avais pas vue venir...) Elle a toujours son frère. Elle a refait sa vie : nouvelle maison, nouvelle ville… Elle ne le reprendra donc pas. Elle ne m’a même pas demandé comment il allait. Ni où il était. Je raccroche et je comprends très vite que M. Chat a donc eu deux abandons. Parce que j’ai ramassé tellement d’âmes en peine que je sais faire la différence entre un chat de la rue et un chat qui a déjà eu des humains pour s’occuper de lui. Ce que le vétérinaire confirmera.

Début août, l’association enchaîne les prises en charge et les frais vétérinaires. On se met d’accord : je vais devenir sa famille d’accueil. Il supporte très bien l’enfermement, il est propre, gentil… Franchement, je n’avais jamais eu un chat aussi facile en FA : c’était presque des vacances.Les semaines passent, les visites chez le vétérinaire aussi. Petit à petit, on réalise qu’il serait beaucoup trop malheureux en chatterie : ce chat a un énorme besoin de présence humaine. Après avoir eu les résultats de ses tests FIV/FELV — NEGATIFS ! — On se le dit un dimanche matin, cafés en mains : il restera donc avec nous. Et débute la période stressante, de l'intégration avec les 3 autres. 


C’était la deuxième fois que nous devions intégrer un chat adulte auprès des nôtres. Sauf qu’à l’époque, ils n’étaient que deux, et Zuzu aveugle, c’était plus compliqué. Mais j’avais minimisé un détail important chez Monsieur Chat (surnommé Bébert) : son besoin de présence humaine. Après plusieurs jours à échanger des plaids et des jouets pour que tout le monde s’habitue aux odeurs, je me suis dit qu’une grille dans le couloir permettrait des premières rencontres en douceur. L’idée était bonne… En quelques minutes, Bébert a sauté la grille et s’est invité dans le salon. Voilà, ça c’est fait.

D'où son nom : grand, costaud, bourru. Les autres ont eu peur de lui quelques jours, semaines pour les deux filles qui sont toutes petites... Tous en hauteur avec une tête étrange... Genre : pourquoi diable y a-t-il un poney dans la maison ? Mais ce chat est une crème. Il n'a pas brusqué le contact, quand les autres crachaient, il s'asseyait ou changeait de direction. Il a vraiment fait en sorte que tous s'habituent à sa présence, pris le temps de se faire à notre vie, aussi. Bébert, c'est mon chat de vieux. Il ne connaissait pas le canapé, la musique, l'arbre à chat, les jouets... On a mis des mois avant qu'il ne monte sur le canapé, les loveuses. Mais, quand il a compris le confort que c'était, c'était acté et croyez-moi, aujourd'hui on se bat et se serre à deux sur une place, car monsieur en profite allègrement ! Il s'est très vite fait au distributeur à croquettes, ne soyez pas trop choqués du avant-après, il est devenu énorme. Le seul bémol, c'est sa peur panique des caisses de transport. Je pense vraiment que c'est lié aux abandons. Il ne supporte pas qu'on l'approche de lui, à tel point que nous n'avons jamais pu faire les rappels de vaccins. 

Au fil des semaines, mois, nous avons pu faire connaissance et trouver un nouveau rythme. Au décès de Toune, ce fut très difficile pour eux de s’en remettre, c’était notre premier bébé, mais pour eux, c’était le patriarche : tant que lui ne paniquait pas, tout allait bien (oui, j’ai que des névrosés à la maison, ceux dont personne ne veut car trop de temps d’adaptation, pas assez « peluche »…). Et Bébert a repris cette place : pas de chef, mais la place du chat sociable, celui qui n’est pas en planque quand un piéton passe trop près de la maison, celui qui les incite à sortir plus rapidement, à être moins apeurés des bruits extérieurs et des visiteurs.

Ils vont tous vers lui : un dodo, une léchouille, une séance de jeu. Il est parfaitement intégré à la meute, à la maison. Et chaque jour, il a l’air de profiter de chaque instant. Il savoure son confort et sa sécurité. Encore une adoption non prévue, mais sans regret. Et aujourd’hui, nous célébrons le reste de sa vie loin de la peur, de l’abandon, de la cruauté des humains. Et, bien que je reste très narratrice dans cet article, ce gros bébé d’amour, c’est lui aussi, comme Zuzu l’était, comme Grodine, un fils à sa mère.

Je ne suis plus jamais seule : il est toujours dans mon ombre. Si je change de pièce, il change de pièce. Si je suis dans le jardin, il me pourchasse de fenêtre en fenêtre. Et ça me manquait, finalement. J’aime les pots de colle, dépendants. Même si je remarque qu’il est moins collant, obsessionnel qu’au début, preuve qu’il commence à comprendre que, cette fois, c’est bon, on sera ensemble jusqu’à la fin.


Joyeux anniversaire de nouvelle vie mon gros bébé 

Bien le bonjour vous.
Aujourd’hui, je vais répondre à une question qu’on me pose souvent, qu’elle soit curieuse ou moqueuse d’ailleurs. Je pense que la réponse la plus évidente, c’est tout simplement le charme de l’ancien. Pouvoir redonner vie à des couverts oubliés trop longtemps dans un vieux grenier, dans un placard ou un carton. Toutes ces cuillères, fourchettes, louches, faites pour durer, sont aujourd’hui remplacées par de l’inox ou du plastique. Souvent créés pour être jolis, mais rarement pour traverser le temps. Une triste métaphore de bien des choses dans notre monde, peut-être...

J'aurais pu, effectivement, choisir des machines laser. Leurs possibilités créatives sont bien plus grandes. Mais le fait main, c’est trop important à mes yeux. J’aurais un peu de mal à dire “C’est moi qui l’ai fait”, alors que c’est la machine qui exécute mes ordres, vous voyez ?La gravure laser, c’est trop parfait, trop lisse, trop impersonnelle pour moi. C’est idéal pour de la production rapide et identique, mais c’est bien là tout le problème. Moi j'aime que la même phrase, la même idée soit différente d'une cuillère a l'autre. 

Bien que je sois malvoyante, et incapable de voir réellement ma gravure tant qu’elle n’est pas encrée, j’aime le travail du métal. J’aime positionner les poinçons au toucher. Alors oui, ce n’est pas toujours parfaitement aligné, pas toujours très droit, mais c’est ça aussi, le fait main : les imperfections font souvent tout le charme de l’objet.

Remettre, à travers mes couverts, le poinçonnage en avant. On se noie tellement dans la modernité qu’on en oublie des merveilles… Les premières traces de poinçonnage remontent aux premières civilisations métallurgiques, chez les Égyptiens, les Grecs et les Romains. Une technique précise, où chaque matériau, chaque angle, chaque puissance de frappe peut influer sur le rendu final. Un savoir-faire qui a traversé les siècles, mais qui est devenu très rare aujourd’hui. Il est complètement automatisé dans l’industrie, et seuls quelques artisans et créateurs l’utilisent encore.

C’est un savoir-faire méconnu du public, et je prends toujours beaucoup de plaisir, lors des marchés, à faire découvrir cet art. J’embarque toujours quelques poinçons, et il m’arrive même de faire des démonstrations sur place. J’ai toujours beaucoup d’échanges autour du poinçonnage : les gens sont surpris, curieux, intéressés.


Alors, si je peux conclure sur mon choix entre poinçonnage et gravure laser, je dirais : l’authenticité.
C’est plus long, moins parfait, mais c’est fait avec soin. (Avec 30 coups par lettre, le soin n’est PAS pour mes oreilles, certes…)

Ce que j’apprécie aussi, c’est la durée dans le temps. Quand quelqu’un repart avec une de mes cuillères, je sais qu’il ne pourra jamais dire « La gravure n’a pas tenu ». À l’inverse de certaines gravures laser, le poinçonnage, tout comme mes couverts, traversera les années.Finalement, quoi que je fasse, ce penchant pour les choses d’un autre temps est profondément ancré en moi. La broderie, le poinçonnage, la photo argentique… Et je ne vous parle même pas de mes goûts vestimentaires ou décoratifs.

Et vous, vous êtes plutôt gravure artisanale ou gravure laser ?

Il y a quelques années, en déterrant le blog, je me suis souvenue du bien que ça me faisait d'écrire mes humeurs. Et, fut une époque, c'est très certainement ce qui a plu ici. Seulement voilà, les années ont passé et écrire mes sentiments, les partager, n'était plus dans mon quotidien. Depuis, j'ai un sentiment étrange, nouveau, en ouvrant ma page d'accueil. J'ai refait quelques articles, très légers, sans rien de personnel, sans rien qui me mette en danger, finalement. Et à chaque fois, je me demande, "est-ce l'âge ou ai-je besoin de temps pour reprendre mes marques ?" Je n'ai pas encore la réponse, alors je me suis dit : "écris, on verra bien."
Vous l'aurez compris, je ne sais pas où nous allons, mais nous y allons.


Ça fait quand même presque 10 ans que je n'avais plus ouvert à des inconnus des instants de vie, des pensées, réflexions. 10 ans que j'ai adopté le silence radio, la discrétion, surtout sur internet. Alors pourquoi revenir ? J'en ai ressenti le besoin. Ça fait des années que je garde trop de choses, que je traverse des périodes complètement merdiques en compagnie de la maladie. Et garder le silence sur mes émotions est devenu une seconde nature. J'ai déjà fait trop peur à mes proches, je préfère sourire, dire que tout va bien, même si je me mens autant que je leur mens.

Rassurez-vous, j'ai pas prévu de commencer à geindre sur ma santé à chaque article. C'est pas dans mon ADN. Je fais de l'humour au pire. Mais, oui, je cherche depuis 5 ans à occuper mon temps en faisant des choses pour moi et ma santé mentale, au moins. Et écrire, c'est mon remède depuis petite, alors allez savoir, c'est peut-être encore là, au fond de moi. J'espère.

J'avais une gêne, car beaucoup ne m'ont pas connue à la belle époque du blog, où j'étais sans filtre, avec des articles parfois très piquants. Mais gênée de quoi ? De vivre ? Flemme. Je suis dans ma cahute depuis 5 ans, silencieuse, j'ai plus envie de m'interdire des choses, la maladie m'en a déjà bien assez pris. J'avais peur aussi de ne plus rien avoir à dire. Après tout, je suis en permanence chez moi, je ne vois personne, le monde évolue et je n'en suis même pas spectatrice. Mais, ai-je besoin d'une vie palpitante pour écrire ? Ou plutôt... Avais-je une vie bien plus palpitante il y a quelques années ? Non, je ne crois pas. Le palpitant est arrivé après le blog, mais j'en parlerai peut-être plus tard, si c'est le cas, sortez les en-cas.


Je crois que j'avais besoin de ce premier article spontané, sans autre construction que ce que je ressens à la minute. Et je me demande même si ce n'était pas ma manière de faire, jadis. Car je tape sur mon clavier à la même vitesse que dans mes souvenirs, je vois (de ma vue floue, certes) la page se noircir, sans jamais avoir un trou, un doute. Et la gêne, les doutes ne sont pas assez forts face au soulagement. Écrire sans réfléchir. Retour aux sources. Et si ça ne plaît pas, je parlerai seule, après tout, la blogo' est redevenue petite, discrète, un petit coin du géant internet.

Petit mais confortable. Réconfortant, comme à la maison. J'ai remis les chaussons de blogueuse, j'attrape mon plaid et je profite.


Et vous, après lecture, vous pensez que j'en suis encore capable ?


Ah que coucou vous ! Je prends ENFIN le temps de vous faire un retour sur la Cricut, si vous me suivez sur Insta, vous avez voir mes colères régulières sur ma Cricut... (Spoiler Alert : Cricut ne repartagera certainement pas ce qui va suivre, oupsi)

J'ai donc la Cricut Maker, depuis 2021. Et déjà, vu le prix tu réfléchis et hésites longteeemmmppsss. Etant incapable de faire des découpes droites, la machine de découpe m'aurait sauvé la mise plus d'une fois. Et malgré une longue comparaison entre Cricut et Silhouette, la crainte de ne pas m'en sortir avec ce nouvel engin m'a fait choisir Cricut.

299€ en moins sur le compte, j'attends et bouffe des tutos pour me familiariser avec ce nouveau monde.
Rien à redire sur l'emballage et la mise en route, le petit guide, la première découpe, les réglages sont vraiment bien pensés surtout pour les débutants. Mais, la lune de miel a pris fin très vite entre nous.
Dans le  kit avec la machine je n'avais même pas les outils de base. Et chez Cricut, chaque matière coûte cher. (Alors oui, je n'achète pas chez eux.)


Hum... Hum... Est-ce nécessaire d'en dire plus ? Et je ne parle même pas des matériaux comme le papier, le vinyle. Sachez juste que là aussi, vous trouverez des marques plus raisonnables et de très bonne qualité ! 

Parlons maintenant du logiciel de la Cricut, puisque c'est par lui que vous dirigez la machine. Le "Design Space", donc. Il est utilisable sans abonnement, mais pas trop quand même. Enormément de fonctionnalités ne seront pas possible, sans abonnement. Alors, que l'ensemble des projets ne rentre pas dans la formule gratuite, je le comprends, mais pour le reste… 

Option classique : 9,99 € par mois ou95,88 € par an. Pour les abonnements Premium, 119,88 € par an. Alors, si vous voulez faire des économies, il faut utiliser d'autres logiciels pour créer vos projets, ce qui n'est pas toujours simple pour des personnes n'ayant pas trop de compétence en montage photo. 
(Chez la concurrence il est possible de faire l'achat définitif du logiciel...)

Le logiciel est simple d'utilisation, idéal pour les débutants, mais la version mobile est incomplète. Il y a des fonctionnalités qui ne sont disponibles que pour les utilisateurs Apple, comme la détection des matières sur le tapis, ce qui doit être très pratique pour éviter le gaspillage… Mais une fois que vous avez un peu plus d'expérience vous serez vite limité et c'est assez frustrant. 

Mais ce qui m'est devenu INSUPPORTABLE, c'est le forcing à l'abonnement. À chaque page qui charge, à chaque action sur le logiciel… Preuve à l'appui ;




Le logiciel enchaîne les petits bugs, qui font que chaque utilisation est aléatoire. Lundi ça va, mercredi je suis à deux doigts de la jeter et de lui faire un placage au sol. Alors qu'elle est en pleine découpe, le logiciel plante et la machine décharge le tapis. Et tu relances et rebelote... Jusqu'à ce que, enfin, ça fonctionne.

La fonction "Print & Cut", on en parle ? À savoir, tu envoies ton design à l’imprimante, bam, tu colles sur ton tapis et tu lances la découpe. Je l’utilise beaucoup pour les stickers de l’association… Et oui, mais Cricut, une fois sur deux, part en bad trip et te défonce toute ta planche. Le gaspillage, quel plaisir.

Vraiment, les stickers, le Print & Cut c’est devenu une angoisse. J’ai beau refaire un calibrage après chaque mise à jour, et entre deux jours d’utilisation, ça ne garantit pas son bon fonctionnement. C’est clairement des soucis de serveurs et c’est d’autant plus rageant. Au prix des machines, ne pas pouvoir fournir un logiciel qui tient la route, c’est limite insultant.

La machine est belle, ok. Mais ce n'est pas ce que j'attends d'une machine de découpe. Et si vous aviez un doute, je ne recommande pas Cricut. Sauf si les gens n’y connaissent rien et sont OK pour payer la marque plus que la qualité. Parce que Cricut, c’est l’iPhone des machines de découpe, et ça, dans ma bouche, c’est vraiment pas un compliment. Payer plein pot pour une marque, alors que le produit est dépassé ( pas de vectorisation avancée, ni de découpe sans tapis libre, le logiciel fonctionne toujours uniquement en ligne... ) L’appel à la popularité ne signifie pas qualité. Il n'y a pas d'avancée majeures depuis des années, même les derniers modèles ne sont pas au niveau de la concurrence... Alors si vous souhaitez acquérir une machine de découpe faites des comparatifs avec Silhouette ou Brother qui sont bien plus intéressantes avec un meilleur rapport qualité - prix ! 

J'attends vos avis,  avec une machine Cricut, ou autre marque ? 

( Oui, je réfléchie a partir de chez Cricut, sans surprise !)


 Ah que coucou ! Comme promis dans mon précédent article, je reviens avec quelques lignes sur mes nouvelles créations ! Parce que de base, "Brodywood" c'était uniquement de la broderie, mais en 2019 avec mes problèmes de santé, je suis devenue malvoyante et j'ai dû tirer un trait sur cette activité que j'aimais pourtant tellement...


Après une bonne année sans rien faire de créatif, c'est quand je commençais à savoir endurer mes douleurs que le vide créatif a fait son apparition ! Et chez moi, c'est assez chaotique ! Ça me pèse sur le moral, je suis donc triste, irritable, un vrai plaisir pour mon Monsieur ! Je ne pouvais plus faire de broderie, alors que mon atelier était rempli de tambours, tissus et fils... Mais mes années de fleuriste n'étant jamais loin, j'ai mis le nez dans les fleurs séchées ! Et avec mon matériel de broderie, j'ai fait des créations de fleurs séchées... Plus tard, ma vue n'était pas revenue, mais il y avait tout de même une amélioration alors je me suis tenté de faire de la broderie très simple pour mes yeux car en relief afin de mélanger les matières !




Et puis, je me suis mis sur les rénovations de ma maison HANSE, d'enfance, niveau créatif, elle coche toutes les cases, mais suite à la catastrophe de mai, qui m'a fait quitter le blog jusqu'en septembre, j'ai eu un réel besoin de renouveau, un remplaçant a la broderie, car c'était toujours trop difficile pour ma vue. Et c'est ainsi, que j'ai  plongé la tête la première dans un monde qui me faisait les yeux doux, depuis plusieurs années... Le poinçonnage ! (Entre ça et la broderie, je suis vraiment une personne très moderne, oui, oui)




Alors, le poinçonnage, késako ? Comme vous pouvez le voir, c'est de la gravure sur métal, tout simplement ! Gravure mais sans machine, uniquement au marteau et pointes en acier ! Ce n'est effectivement pas à faire partout et à toute heure, car c'est bruyant ! Alors oui, le rendu est moins fin et "parfait" qu'une gravure au laser, mais c'est justement ce que j'aime ! Ce rendu brut, cette gravure profonde, qui ne bougera pas dans le temps... Le tout sur des couverts que je chine, décidément, moi l'artisanat, les vieilleries, c'est ma drogue !




Et c'est surtout, la première fois que je retrouve les mêmes sensations, le même plaisir qu'avec la broderie ! Je fonctionne au feeling pour tout et cette plénitude quand je grave avec mon marteau c'est un indicateur, je persévères, car ce n'est pas si simple qu'il y paraît ! Je fais encore des erreurs, je me frappe souvent les doigts, mais je m'amuse et c'est tout ce qui compte !

Vous connaissiez cette technique ? 
A tout bientot, avec me blessures de marteau !


Ah que coucou, vous ! Oui, je reviens après un long silence. Je sais. J'ai eu une perte, beaucoup de chagrin et n'étant toujours pas prête à en parler, passons vite ce point, d'accord ?
Bien, bref, merci. 
Malgré mon moral maussade, j'attendais septembre avec impatience. Avant septembre, il a fallu que j'endure l'été, de plus en plus brûlant et les canicules. (La chaleur étant LE déclencheur de mes crises, je morfle...) Et enfin, la pluie, le vent. Je m'affole à tout préparer, parce que oui, après trois ans à domicile, je reprends le chemin des marchés de créateurs ! Nous sommes à quelques jours du premier et le stress est déjà présent. Vais-je réussir à tenir avec ce nouveau corps, malade ? Sans compter que la canicule à fait son retour. Génial. Mes nouvelles créations vont-elles plaire ? Bref, une suite de questions, de doutes qui se mélangent à l'excitation, l'impatience. Ces dates seront décisives, elles me diront si il est possible de reprendre une activité, même minime de créatrice, est-ce que je me lance officiellement et ainsi reprendre une vie professionnelle même avec ce foutu covid long qui m'a déjà tant pris... Autant vous dire, que c'est un pot pourri d'émotions dans ma tête. (Spoiler : sur deux dates, la première fut terrible la deuxième géniale, on en reparlera...) 


Et à tout ça s'ajoute, le projet de mon Géant. Il a lancé une campagne Ulule, pour sortir en auto-édition son premier roman. Et, je suis presque autant investie que lui dans cette histoire (voire même plus)
Du fait que ce soit l'homme qui partage ma vie, évidemment, mais surtout parce que je crois en son histoire, j'ai eu la chance de faire partie des "bêta lecteurs" puisque j'attendais de pied ferme les chapitres directement à la sortie de l'imprimante. J'ai dévoré chaque pages. C'est bien simple, Mr n'écrivais pas assez vite pour moi ! Et c'est ainsi que je me RETROUVE, indirectement avec un pied dans l'édition. 

C'est un milieu assez opaque et donc mystérieux. Mais soucieux de vouloir bien faire les choses, on a la tête dedans depuis plusieurs mois maintenant ! Et malgré que tout soit difficile c'est très intéressant ! 



Le financement participatif, ça aussi c'est un gros facteur de stress. Parce que finalement tout le projet du livre va dépendre de la réussite ou non de la campagne. Le tout sans avoir une communauté, pour un écrivain inconnu... On transpire, oui. 
Il nous reste une vingtaine de jours et nous approchons des 35% de l'objectif. Je ne sais pas si c'est bon ou mauvais signe. Tout le monde nous dit que tout se joue sur les derniers jours... Donc encore 20 jours de stress, quel plaisir ! Si le financement participatif vous intrigue, je pense faire un retour d'expérience quand ce sera fini, réussie ou non d'ailleurs. Le financement participatif c'est peut-être pas le bon plan si vous êtes acharnée comme moi, légèrement obsédée par le contrôle. Mes nerfs sont en ébullition, avec mon covid long, ce n'est pas imagé. Je me déclenche des crises, je m'épuise. 



Voila, c'était un petit coucou rapide, avant de revenir avec des articles plus précis, sur mes nouvelles créations (le poinçonnage), mon retour sur les marchés et pour celui-ci, préparez le popcorn ! Et espérons la réussite de la campagne Ulule, l'impression du livre, tout ca, tout ca !

Maintenant, je vous laisse, je retourne sur la campagne Ulule ! 
La bise !